
L’Artisanat comorien



Avant la colonisation française les comoriens fabriquaient beau nombre d’objets de décoration et nécessaires à l’amélioration de la vie quotidienne. Certaines traditions se sont maintenues jusqu’aujourd’hui, d’autres ont disparues pour cause probablement de l’importation qui tant à se généraliser dans tous les domaines.
Nous citons ici quelques productions artisanales qui se sont plus ou moins maintenues
BRODERIE
La broderie est un élément essentiel de l'originalité comorienne des vêtements. Si les Comores ne produisent pas de textile, ils ont su donner aux vêtements d'apparat une richesse ornementale très variée. On trouve ce travail dans :
-Kofia, coiffes
traditionnelles des hommes dont la renommé est largement répandu dans le monde
arabe et par les musulmans de l’Afrique de l’est, particulièrement lors des
cérémonies religieuses.
-Djoho : C’est un vêtement long, en général blanc soutaché d’or porter par les hommes, souvent dans les fêtes de mariage.
La poupée anjouanaise est un autre exemple de l'habileté des femmes comoriennes à porter des tissus colorés telle chiromani.
BIJOUX
L'art de fabriquer les bijoux aux Comores est une tradition ancienne. C'est un
art de création, mais aussi de transformation à partir de la refont des bijoux
anciens.
Les Comores restent ainsi les héritiers d'une longue tradition ouverte aux
influences orientales, arabes, indiennes et africaines.
-Impamkono :
C’est un ensemble de bijoux en or. Souvent vu dans la célébration du grand
mariage, c’est la panoplie de bijou que reçoit la mariée de son mari, elle peut
servir de dot, ou bien de cadeau, lorsque celui-ci est déjà marié, la grande
parure est pour la nouvelle femme et la petite pour
l’ancienne. Le domaine de la bijouterie est très actif aux Comores, cela
s’explique entre autre au besoin de beaucoup de bijoux lors des cérémonies de
« grands mariages ». Les bijoutiers comoriens fabriquent de nombreux accessoires
pour embellir les femmes, on peut noter entre autre les bracelets nkunku
ou banguilé, les boucles, hareni ou madjasi,
les colliers, nkamé, les ornements de narine, ipini.
C’est un art de création, mais de transformation à partir de la refont des anciens.
LE TRAVAIL DU BOIS
Les artisans comoriens
travaillent beaucoup également avec le bois, ils le sculptent en motifs
géométriques pour en faire des portes, les bonbonnières en noix de coco, les
linteaux, les poutres, les plafonds des peignes, des lampes mais surtout des
portes-Corans, chaque mosquée
dans
l’archipel en possède au moins un. Cette fabrication des objets en bois est
beaucoup plus maîtrisée par les artisans de l’île de Ndzuani (Anjouan). Ils
fabriquent également des poupées en bois, Mnamdri
-Zilatru : sont les sandales en cuir ou en tige de feuille cocotier
LA VANNERIE
La vannerie était à l'origine un art réservé aux femmes nobles qui ne participaient pas aux travaux des champs. Elle de tapis de prière, nappe pour les jeux de cartes ou de domino ou bien à la claire de lune pour les histoires.
Aujourd'hui les différentes qualités de fibres proviennent de Mohéli pour être
transformé par la suite dans les différents villages de l'archipel. La ville
d'Itsandra Mdjini, qui fut parmi le grand centre de diffusion de la culture
Swahili arabe continue à produire une vannerie riche et colorée.
LA POTERIE
La poterie également est beaucoup utilisée, on en fait notamment des brûle-parfums, Sherezo surtout dans la région du Mbadjini.
On
note aujourd’hui de nombreux objets fabriqués et vendus le plus souvent aux
comoriens de l’étranger venus y passer leurs vacances.
Mais de nombreux objets ne sont jamais disponibles en stock pour les touristes, ils sont souvent fabriqués à la demande.
L’artisanat comorien souffre d’un grand problème de commercialisation, certaines traditions risquent même de disparaître à défaut de trouver des personnes intéressées pour les faire vivre, alors amis entrepreneurs…
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27 novembre 2008